Granby, le 13 août 2025 – C’est avec plaisir que la Symbiose nature (Fondation SÉTHY) annonce la protection de près de 11 hectares de milieux naturels, soit environ la superficie de 21 terrains de football, situés sur le mont Shefford. Cette nouvelle aire protégée vient, entre autres, renforcer la connectivité écologique de cette colline Montérégienne, en plus de préserver les nombreuses espèces menacées qui s’y trouvent.
Un projet initié par une volonté familiale de longue date
Ce projet, qui est le fruit de deux ans de travail, a tout d’abord été initié par M. Frédéric Guillet, petit-fils de Mme Denise Laplante, laquelle avait le souhait de protéger sa propriété depuis de nombreuses années. M. Guillet connaissait déjà bien la Symbiose nature (Fondation SÉTHY) pour y avoir été impliqué il y a une dizaine d’années. Il lui est donc apparu tout naturel de faire appel à l’organisme pour concrétiser cette démarche de protection.
Un inventaire écologique a d’abord été réalisé par l’équipe afin de mieux cerner l’intérêt du site, notamment : le type de milieu naturel, les communautés végétales, les espèces à statut, etc. Cette analyse a permis de confirmer la présence d’espèces à statut précaire, dont le noyer cendré, le pioui de l’Est, grive des bois et la salamandre sombre du Nord.
« Ce milieu revêt un intérêt particulier, entre autres, par le fait qu’il soit zoné résidentiel. Quand les propriétaires nous ont approchés, nous savions qu’il y avait une grande richesse écologique en raison de son emplacement sur le flanc ouest du mont Shefford et de sa proximité avec d’autres aires protégées par Corridor Appalachien et Conservation Espace Nature Shefford (CENS), d’où l’intérêt de le protéger », mentionne Martine Ruel, directrice générale de Symbiose nature (Fondation SÉTHY).
« Grâce à cette démarche, la terre de ma grand-mère est désormais à l’abri du développement résidentiel, tout comme les espèces qui y trouvent refuge. On espère d’ailleurs que ce projet puisse inspirer d’autres propriétaires de la montagne et créer un effet d’entraînement pour préserver à leur tour. On tient également à remercier la Symbiose nature (Fondation SÉTHY) pour son soutien qui a grandement facilité nos démarches », ajoute M. Guillet.

Comme le précise Mme Ruel, « il s’agit du projet des propriétaires et il importe pour nous de suivre leur rythme. On s’assure de les accompagner pour simplifier leurs démarches et les aider à déterminer la meilleure option de protection en fonction de leurs besoins ». Dans le cas de Mme Laplante, le choix s’est porté sur le don de servitude de conservation, une option qui lui permet de conserver la propriété de son terrain tout en assurant la protection à perpétuité.
De son côté, l'organisme prend en charge l’ensemble des démarches administratives et assume les coûts (biologistes, évaluateur, notaire, arpenteur, etc.). Par la suite, l’organisation assurera la gestion du site protégé, notamment par l’installation de balises délimitant le terrain et la réalisation de visites ponctuelles visant à vérifier le respect des conditions de protection.
Remerciements aux partenaires financiers
La Fondation SÉTHY tient à remercier les bailleurs de fonds suivants pour leurs contributions essentielles à ce projet, soit : la Fondation de la Faune du Québec, la MRC de La Haute-Yamaska et Desjardins.
De plus, ce projet a notamment bénéficié d’un appui financier d’Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) par l’entremise du Programme d'intendance de l'habitat pour les espèces en péril (PIH).

