Description générale

La berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum) est une plante herbacée vivace pouvant atteindre plus de 5 m de hauteur. Ses grosses tiges ont des taches rouges et sont couvertes de poils rugueux. Les feuilles sont très larges (pouvant se rendre jusqu'à 3 m de longueur), profondément découpées et dentelées. Les fleurs blanches à cinq pétales forment de grandes ombelles spectaculaires en été. La fleur peut atteindre 50 cm de diamètre. La plante se propage par ses graines et peut former des colonies denses.

⚠ Avertissement de sécurité : un risque de brûlures est associé à cette plante, éviter de la toucher est idéal.

D'où vient-elle?

Exotique en Amérique du Nord, la berce du Caucase, comme l’indique son nom, provient d’une région du Caucase, dans le nord de la Géorgie (le pays et non l'État) et en Russie, dans la région adjacente. La première mention officielle au Québec date de 1979.

Milieux touchés dans la région

La berce du Caucase est peu tolérante à l'ombre. Elle pousse alors généralement dans des endroits ouverts tels que des :

  • Berges des cours d'eau;
  • Friches et terrains perturbés;
  • Bords de routes et chemins;
  • Terrains résidentiels et jardins.

Ces milieux favorisent la croissance rapide et l'établissement de colonies denses.

Pourquoi cette espèce pose-t-elle problème?

La berce du Caucase représente un danger pour les humains, car sa sève contient une substance photo-sensibilisante (furanocoumarines), qui peut provoquer de graves brûlures sur la peau ensuite exposée au soleil. Ces plantes géantes peuvent étouffer la végétation indigène et modifient la composition des communautés végétales locales. Les graines sont nombreuses et se dispersent facilement par le vent, l’eau et les animaux.

Ne pas confondre

Certaines espèces de plantes indigènes peuvent être confondues pour la berce du Caucase. Parmi les plus fréquentes :

  • Angélique pourpre (Angelica atropurpurea);
  • Anthrisque des bois (Anthriscus sylvestris)l
  • Berce laineuse (Heracleum maximum);
  • Carotte sauvage (Daucus carota);
  • Cicutaire maculée (Cicuta maculata);
  • Valériane officinale (Valeriana officinalis).

Puisque l’identification des plantes s’apprend et se pratique, mieux vaut s’assurer d’avoir identifié une espèce végétale correctement avant de procéder au contrôle des plantes exotiques envahissantes. Consultez ce tableau comparatif pour identifier les caractéristiques distinctives. N’hésitez pas à partager des photos de plantes suspectes avec l’équipe de restauration des milieux naturels de Symbiose nature si vous aimeriez confirmer l’identification.

Pour permettre l’identification, des photos de plusieurs parties de la plante aideront :

  • Feuille (dessus, dessous);
  • La plante dans son ensemble;
  • La tige et/ou les bourgeons;
  • Lorsque présent(e)s, les fleurs, les fruits.

Principes de gestion et de contrôle

Les méthodes recommandées pour limiter son expansion comprennent :

  • Arrachage des plants avant la formation des graines;
  • Disposer des résidus dans des sacs à ordures robustes destinés à l'enfouissement;
  • Plantation de végétation indigène pour restaurer le couvert végétal.

Renseignez-vous auprès de votre municipalité ou de Symbiose nature sur la marche à suivre en fonction de votre situation.

Considérant le danger qu’elle peut représenter pour la santé, il est essentiel, après toute manipulation de : 

  • Retirer ses vêtements en prenant soin de les retourner à l’envers et éviter que ceux-ci touchent à d’autres objets ou vêtements, pour limiter les contacts possibles avec la sève;
  • Nettoyer ses vêtements à la machine avant de les reporter;     
  • Nettoyer ses bottes et tous les outils utilisés avec de l’eau et du savon;     
  • Se laver les mains et le visage avec de l’eau savonneuse.

En cas de brûlures :

  • Tenter de retirer la sève de la peau sans l'étendre, puis bien nettoyer la zone avec du savon et de l'eau;
  • Ne pas exposer la peau à la lumière les 48 h suivant l'incident;
  • Pour plus d'informations, consultez le site du Gouvernement du Québec à ce sujet.

À retenir

La berce du Caucase se propage rapidement et ses molécules photo-sensibilisantes représentent un danger pour la santé humaine. La gestion consiste à retirer les plants en toute sécurité et à restaurer les habitats avec des plantes indigènes.

Certaines municipalités peuvent exiger le retrait des plants trouvés chez soi, considérant que cette espèce représente un enjeu de santé publique. Informez-vous auprès de votre municipalité pour en apprendre davantage sur les obligations et responsabilités liées aux plantes exotiques envahissantes sur le territoire.

Nos partenaires

  • Ville de Bromont;
  • Fondation de la faune du Québec;
  • Ville de Granby.

Sources principales

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